AC's profileTonga Soa Vazaha....PhotosBlogListsMore Tools Help

Tonga Soa Vazaha....

sur le pti't site des Robinson
March, 2009

http://www.sobika.com/

Andry Rajoelina fait des annonces

   C'est lors d'une cérémonie à guichet fermé ce matin au stade de Mahamasina que Andry Rajoelina a officiellement été déclaré président de la Haute Autorité de Transition, avec les pouvoirs d'un président de la république. Une journée qui souffle chaud et le froid.

    D'un coté, la ferveur populaire était indéniable ce dont Andry Rajoelina avait besoin pour légitimier sa prise de pouvoir "à la malgache". Lors de son discours, Andry Rajoelina s'est voulu rassurant en pronant la séparation de l'Eglise et de l'Etat, en souhaitant que le futur président n''ait qu'un seul mandant, en établissant un futur code de la communication toujours refusé sous Ravalomanana et en graciant les prisonniers politiques.

    Mais d'un autre coté, l'absence de la communauté étrangère jette un trouble sur les financements futures de    l'appareil d'Etat. Comment le gouvernement va t il financer le salaire des fonctionnaires, le fonctionnement des ministères, le paiement des chancelleries à l'étranger ect...Un début de contestation populaire est par ailleurs tangible avec une manifestation qui réuni quelques milliers de personnes à Ambohijatovo hostile à TGV. Le train est sûr les rails mais pour avancer ce sera pas façile.

March, 2009

Ravalomanana

Communiqué de la présidence de Madagascar

Dissolution du Gouvernement, le Président a conféré les pouvoirs à un Directoire militaire

source: Présidence de la République de Madagascar
17-Mar-2009

 
 
 
 
 

Le Président de la République, Marc Ravalomanana, par le Décret 2009/ 239 du 17 mars 2009, a décidé la dissolution du gouvernement, en abrogeant le décret portant nomination des membres du gouvernement.


Par l’Ordonnance 2009-001 en date du 17 mars 2009, le Président de la République a décidé de conférer à un Directoire militaire les pleins pouvoirs.
- Les pleins pouvoirs sont donnés à un Directoire Militaire dirigé par le plus ancien dans le grade le plus élevé, toutes armes confondues.
- Il en est le Président.
- La composition, l’organisation de ce Directoire Militaire sont laissées à l’appréciation de son Président.
- Le Directoire militaire exerce cumulativement les fonctions du Président de la République et celles du Premier Ministre qui leur sont dévolues par la Constitution.
- Le Directoire Militaire a pour mission de :
o Organiser les Assises nationales aux fins de discuter et d’élaborer les modifications éventuelles de la Constitution
o Préparer la révision du Code électoral
o Préparer la loi sur les partis politiques
o Organiser les élections qui s’imposent dans les délais n’excédant pas 24 mois.

Le Directoire Militaire peut prendre toutes autres mesures qu’il estime nécessaires en vue d’instaurer un ordre public stable, de favoriser une authentique réconciliation nationale permettant un véritable développement économique et social.

Dans une déclaration à la nation, le Président de la République, Marc Ravalomanana, a affirmé que sa décision était difficile à prendre, après mûre et profonde réflexion,  mais qu’il devait la prendre pour l’intérêt suprême de la nation, devant les divergences de vues aussi bien au niveau des Armées qu’au niveau des citoyens. Il a réitéré que le respect de la Constitution était sacré et que le rétablissement de la paix sociale est important. Le Président de la République, l’appelant au calme, a adressé ses remerciements au peuple Malgache,aux collaborateurs, il a remercié la communauté internationale, les partenaires de Madagascar pour tout ce qui a été réalisé jusqu’ici.

Cette déclaration a été entendue sur Radio Fahazavana FM 88.6


Le Secrétariat à la Communication

 

March, 2009

Pére PEDRO

 

March, 2009

Madagascar à feu et à sang

 FreeCompteur Live FreeCompteur.com

    

 
Terrible ce qui se passe à Mada' actuellement............... Plein d'infos sur le forum
 
 
 
 
Le site d'une amie que je vous invite à lire.....
 
 
 
 
 
Enfin une vidéo....
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
     

 FreeCompteur.com

    

March, 2009

Madagascar, t'en es-où ?

Source : KoolSaina.com !

 

Après une semaine d'espoir quant aux négociations entre le Président Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina, Madagascar plonge de nouveau dans la crise. En effet, selon Reuters, Andry Rajoelina n'ira plus à la table des négociations.

Il affirme que "lorsque les gens se soulèvent, lorsqu’ils formulent des revendications, le gouvernement ne peut pas tenir plus de quelques mois". On semble donc parti dans une crise de très longue durée.

On sait qui paie les frais de cette crise : la majorité silencieuse et la minorité manifestante. Maintenant, la question qui se pose est : à qui profite cette situation ?

Beaucoup de Malgaches pensent que la France n'est pas étrangère à la crise actuelle. D'autres pensent que la seule source des problèmes, ce sont les politiciens malgaches eux-mêmes, qui ne pensent qu'à s'enrichir et obtenir (et conserver) le pouvoir.

 

Ceux qui croient à la thèse d'une France semeur de troubles l'accusent de désinformation massive.

On a vu un exemple avec le reportage d'iTélé qui illustre les émeutes en Guadeloupe avec des images de Madagascar (voir le reportage ici).

Cette thèse est renforcée par le célèbre journaliste d'investigation belge, Michel Collon. Ecoutez bien son interview en deux parties à propos du ministre français des Affaires Etrangères, Bernard Kouchner. Une interview qui en dit long sur la politique de la France en Afrique et qui pourrait appuyer la théorie du complot français pour s'emparer des richesses malgaches. De quoi vous donner des frissons dans le dos...

Partie 1 de l'interview sur AllVideoGasy

 

Partie 2 de l'interview sur AllVideoGasy

February, 2009

Contes et légendes de Madagascar

  

February, 2009

RFI

Débat sur RFI très intéressant, à écouter absolument :

http://www.rfi.fr/radiofr/emissions/072/accueil_15.asp
February, 2009

Infos conflit Madagascar

Madagascar : 25 manifestants tués par la police

 

 

NOUVELOBS.COM
 
 
La tension monte encore d'un cran à Madagascar, l'ancien maire d'Antananarivo a annoncé samedi, lors d'une manifestation qu'il prenait la tête d'un gouvernement d'opposition.

Des manifestants à Antananarivo, le 31 janvier 2009 (AP)

Des manifestants à Antananarivo, le 31 janvier 2009 (AP)

25 morts et 83 blessés. C'est le bilan dressé par un haut responsable de la police, après la manifestation du samedi 7 janvier, à Antananarivo. Un rassemblement initié par l'ancien maire de la capitale malgache, pour annoncer la composition de son gouvernement à ses partisans. A l'occasion de cette annonce, le chef de files de l'opposition a appelé ses partisans à manifester dans le calme et à se diriger vers le bureau du président. Un bureau occupé, dans le passé, par l'ancien maire de la capitale. Andry Rajoelina a déclaré "ce palais appartient au peuple et à la commune, je décide de le donner à la primature." Ce sont donc environ 20 000 personnes qui ont manifesté devant le palais. La police anti-émeute a répliqué. Ils ont tiré à balles réelles sur un groupe de partisans et au moins 25 personnes ont été tuées, 83 blessées.

Andry Rajoelina chargé d'un "gouvernement d'unité nationale

La création de ce nouveau gouvernement avait été annoncée, fin janvier, par l'ancien maire d'Antananarivo. "Puisque le président et le gouvernement n'ont pas pris leurs responsabilités, je proclame que je vais gérer toutes les affaires nationales à partir d'aujourd'hui" avait-il annoncé. Dans le même temps, le président Marc Ravalomanana a réaffirmé qu'il était toujours le chef de l'Etat. Lors de la manifestation de ce matin, Andry Rajoelina a nommé Roindefo Monja, un homme politique de Tulear, premier ministre. Un proche du maire limogé, mardi 3 février, a déclaré, "Vu le vide institutionnel relatif à la procédure de destitution du président (...), Andry Rajoelina est nommé président de la Haute autorité de transition". Il sera chargé d'un "gouvernement d'unité nationale où toutes les régions seront représentées". Il a aussi engagé une procédure de destitution du président devant l'Assemblée nationale, le Sénat et la Haute Cour constitutionnelle (HCC). Cette dernière s'est d'ores et déjà déclarée incompétente.

La communauté internationale appelle au dialogue


L'Union européenne a indiqué, vendredi, qu'un retour à la situation d'avant la crise n'était "pas envisageable" mais elle souhaite pousser les protagonistes au dialogue. Une discussion nécessaire selon Marie Claire Gérardin, la chargée d'affaires de la France à Madagascar au vu des mouvements de protestation, de mécontentement qui s'exprime dans les rues et qui prouve qu'il y a un profond malaise dans la société malgache". Très touchés par la hausse des prix, les Malgaches ont trouvé avec Andry Rajoelina, un porte parole et ont pu exprimer leur ressentiment contre M. Ravalomanana qu'ils décrivent comme coupé de la population et affairiste. Après plusieurs semaines de conflit, la tension monte donc encore d'un cran. Rappelons que le 23 janvier dernier, l'ancien maire avait, par exemple, qualifié le régime de "dictature" et avait appelé à des rassemblements de protestation dans la capitale. Mais, c'est surtout la fermeture de la télévision, Viva, le 13 décembre 2008, suite à la diffusion d'une interview de l'ex-président en exil, Didier Ratsiraka qui avait renforcé des tensions déjà présentent depuis l'élection d'Andry Rajoelina en décembre 2007.

Madagascar à feu et à sang

La marche de la liberté finit dans un bain de sang

  
COMMUNIQUE du TVG et TGVE

Nous condamnons fermement la tuerie d’Ambohitsirohitra du O7 Février 2009 sous le commandement d’un Colonel RAOELINA de la Garde Présidentielle suite à l’ordre donné par  Marc RAVALOMANANA lui même.

Nous déplorons plusieurs dizaines de mort pour la liberté, pour la démocratie et pour la restauration d’un vrai pouvoir issu du peuple. Il est inadmissible qu’un Président ose tirer sur son peuple qui ne demande qu’à vivre dans la dignité, dans la liberté, dans un pays démocratique qui respecte  leur véritable choix.

Nous partageons la douleur de nos compatriotes qui ont perdu leurs proches dans cette marche pour la liberté. Nous sommes de tout cœur avec la famille de ceux qui sont morts et blessés pour le bien de notre patrie.

Nous condamnons le carnage qu’a fait le pouvoir qui se dit légal à Madagascar, ce jour. Sachant que le peuple pacifique qui a fait la marche de la liberté au Palais d’Ambohitsirohitra n’avait ni arme blanche, ni arme de guerre. Ils étaient venus avec leur main vide, leur conviction et leur amour pour leur pays afin de mettre en place un régime transitoire qui va dans l’apaisement et vers la résolution de la crise qui mine notre pays. Le peuple a révoqué le pouvoir en place, Marc Ravalomanana a répondu avec la baillonnette.

Nous appelons à la bonne volonté et à l’honneur de tous les militaires malgaches à utiliser la baillonnette intelligente en revenant vers le peuple qui est le vrai détenteur du pouvoir, et la pointer en direction de ceux qui ont procédés à la tuerie de leur compatriote et à ceux qui ont faits des actes condamnables pour protéger l’intérêt d’une personne et d’une seule famille.

Andry RAJOELINA mène avec le peuple malgache une action pacifique et légitime car l’avenir du pays repose sur la légitimité des actions menées par le peuple pour le pays. Nous croyons à la valeur républicaine qui se construit à travers la souveraineté du peuple. Le peuple souverain a exprimé leur soif de changement, la réponse de Marc Ravalomanana est la tuerie. Vous avez du sang innocent sur vos mains M. Marc RAVALOMANANA. Vous tuez votre peuple sans vergogne après les avoir appauvris et les avoir laissé croire seulement en vous.

Nous appelons au calme et demandons deux jours de deuil national pour nos compatriotes qui ont perdus leur vie dans cette lutte.

Nous demandons le départ immédiat de Marc Ravalomanana de la tête de l’Etat Malgache et qu’il soit jugé devant une justice impartiale. 

Nous renouvelons la solidarité pleine et entière avec le peuple  malgache.

TGV TGVE

January, 2009

Interview du Maire de Tana'

 

Marc Ravalomanana. Visite inopinée du chef de l'Etat hier dans les locaux – ou ce qu'il en reste – des locaux de la RNM et de la TVM.

Mandat d’arrêt contre Roland Ratsiraka et Dolin Rasolosoa

 Image

Commanditaires. « On doit immédiatement arrêter Roland Ratsiraka et Dolin Rasolosoa, afin d’éviter que le pays ne sombre dans le chaos ». Le Président de la République, Marc Ravalomanana, l’a déclaré hier lors de la visite des locaux ravagés par le feu  de la RNM et de la TVM, à Anosy. « Ces deux personnalités sont les principaux commanditaires des actes de vandalisme et de pillage, a-t-il fait savoir. D’après le Président de la République, c’est le ministre français des Affaires Etrangères, Bernard Kouchner, qui le lui a fait savoir lors d'un entretien au téléphone. Et d’ajouter même que « la France est prête à nous prêter main forte dans l'arrestation de ces deux hommes». La ministre de la Justice, Bakolalao Ramanandraibe, a immédiatement reçu l’ordre de décerner un mandat d’arrêt à leur encontre. .
Réhabilitation. Lors de cette visite, le couple présidentiel a pu constater l'ampleur des dégâts tout en encourageant le personnel de la RNM et de la TVM. A l’occasion, ordre a été donné aux membres du gouvernement de réhabiliter les bâtiments de la chaîne nationale dans les plus brefs délais. L’Emmo Reg a également reçu l’ordre de travailler avec tout le monde, y compris avec le maire de la capitale. En ce qui concerne l’absence des forces de l’ordre lors de émeutes de lundi dernier, le Président Ravalomanana a expliqué qu’il leur a ordonné de ne pas intervenir « par stratégie » et afin d’éviter les affrontements. « Mieux vaut des dégâts matériels que des pertes en vies humaines », a-t-il déclaré.
Dialogue. Lors de cette visite, le couple présidentiel était accompagné  des membres du gouvernement conduits par le Premier ministre Charles Rabemananjara. Et composés entre autres de Marcel Ranjeva, Haja Nirina Razafinjatovo, Bruno Andriatavison, Roland Randriamampionona, Cécile Manorohanta, Bakolalao Ramanandraibe, Stangeline Ralambomanana. Etaient aussi présents, le président du Sénat Yvan Randriasandratriniony et son homologue de l'Assemblée nationale, Jacques Sylla, le chef de l’EMMO REG, le général  Faly Rabetrano. En ce qui concerne sa rencontre ratée avec le maire de la capitale, le locataire  d'Iavoloha a fait savoir qu’il n’est plus prêt à dialoguer. « Quand c'est manqué, c’est manqué », a-t-il laissé entendre. Avant d’ajouter que « désormais, la priorité du gouvernement sera de rétablir l’ordre et d’arrêter  les fauteurs des troubles ». Après Anosy, le Président de la République s’est rendu sur le site de MAGRO à Tanjombato.

 

http://www.midi-madagasikara.mg/midi/

 
 
 
 

Chaos à Madagascar

 
Infos sur ces sites
 
 
 
 
 
 
 
 
ANTANANARIVO (AFP) - 27/01/2009 21h07

Au moins 34 personnes ont trouvé la mort depuis lundi à Antananarivo à la suite despillages et émeutes qui ont secoué la ville en marge d'un grand rassemblement organisépar le maire de la capitale et dirigé contre le président malgache qui a lancé un appel au dialogue.

Mardi, alors que le président Marc Ravalomanana appelait au dialogue son principal opposant, Andry Rajoelina, le maire d'Antananarivo qui avait suspendu dans la matinée les manifestations, les secours malgaches ont découvert progressivement les victimes, essentiellement accidentelles, des pillages de la veille et de la nuit.

Vingt-cinq corps calcinés et méconnaissables gisaient ainsi mardi après-midi dans les décombres d'une galerie commerciale incendiée la nuit précédente dans le centre de la capitale.

"Il y a eu 25 morts calcinés. Ils ont été surpris par le feu et ont eu l'idée de prendre la fuite par l'autre côté de la rue. Mais il n'y avait pas d'issue", a déclaré à l'AFP le chef des sapeurs pompiers d'Antananarivo, Jaona Andrianaivo.

Six autres cadavres ont été découverts dans une centrale d'achat du groupe
agro-alimentaire Tiko du président malgache, dans le quartier de Tanjambato, dans le sud de la ville.

Selon le porte-parole de la gendarmerie, ces victimes ont succombé "à des piétinements entre pillards et à cause de piles de sacs de riz qui se sont effondrées" sur elles.

Par ailleurs, un prisonnier a été tué mardi et dix autres blessés lorsque les forces de l'ordre ont réprimé par balles un début de mutinerie dans la prison Antanimora, toujours dans la capitale. Trois agents de la prison ont aussi été blessés, selon une source pénitentiaire.

Ces victimes, auxquelles s'ajoutent deux civils tués lors des émeutes lundi, dont un jeune homme par balle, portent à 34 le nombre de morts en deux jours à Antananarivo.

"J'appelle à l'unité nationale et au dialogue", a lancé mardi après-midi Marc
Ravalomanana sur les ondes de la radio privée Antsiva.

"J'appelle la communauté internationale ainsi que les églises à tout faire pour que les deux parties se rapprochent", a-t-il déclaré, avant d'ajouter: "Si on y arrive, je promets que les troubles s'arrêteront rapidement".

Mardi matin, le maire de la ville, qui dénonce depuis vendredi "une dictature" sur la Grande Ile de l'océan Indien, avait appelé à l'arrêt des manifestations après avoir rassemblé lundi plusieurs dizaines de milliers de partisans dans le centre de la capitale.

"On suspend le mouvement aujourd'hui (mardi). Tout le monde reste à la maison", avait déclaré le maire, sur les ondes de la même radio.

La situation est restée toutefois très tendue dans la capitale: des échauffourées ont opposé à plusieurs reprises des groupes de dizaines de personnes aux forces de l'ordre qui ont eu recours à des tirs de sommation en l'air.

Un responsable de la gendarmerie a également fait état de pillages d'autres centrales d'achat du groupe Tiko dans plusieurs villes de province, dont Mahajanga (côte ouest) etToamasina (ex-Tamatave - côte est).

Lundi, des émeutiers avaient pillé et saccagé deux centrales d'achat ainsi que les locaux de sa télévision privée MBS. Les manifestants s'en étaient d'abord pris aux locaux de la radio nationale malgache, dans le centre-ville, qu'ils avaient saccagés et partiellement incendiés.

Jeune entrepreneur, le maire entretient des rapports tendus avec le régime depuis son élection en indépendant en décembre 2007.

Le bras de fer s'est envenimé depuis la fermeture par le gouvernement le 13 décembre 2008 de la télévision privée Viva, propriété du maire, qui avait diffusé une interview de l'ex-président Didier Ratsiraka.

© 2009 AFP
 
 
 

Emeutes à Tananarive

CHAOS à MADAGASCAR
 
 
 
 
 De la part d'un correspondant en direct de la capitale
 
Bonjour,

Ceci est à diffuser à un maximum de personnes que vous connaissez. Je m'adresse à tous mes amis, aux Malgaches vivant en France, à l'étranger, à tous les amis du monde entier qui connaissent des amis qui connaissent des Malgaches ...

C'est avec les mains tremblotantes que je vous écris. Je viens d'avoir une conversation surréaliste au téléphone avec quelqu'un proche du gouvernement qui est sur place et qui m'éclaire sur la situation en ce moment-même à Antananarivo. Il est maintenant 0h27 au moment où je commence à écrire, le 28 janvier 2009.

Vous êtes peut-être au courant des événements qui ont eu lieu lundi 26 janvier à Tana. Le maire d'Antananarivo, Andry Rajoelina (aussi connu sous le nom de "TGV"), principal opposant au gouvernement de Marc Ravalomanana, a fait un appel à la grève générale et a organisé une manifestation gigantesque contre le Président. Manifestation qui a malheureusement dégénéré : pillages, magasins, maisons de particuliers partis en fumée, etc ...

Les dessous de cette affaire sont très complexes et très inquiétantes. Ce à quoi nous avons assisté lundi 26 janvier (déjà tristement surnommé le Black Monday sur internet) n'est qu'une INFIME PARTIE d'un iceberg beaucoup plus dévastateur !!!!

Mais avant d'y venir, cette information sur les intentions de Andry TGV : il est prévu qu'il s'autoproclame purement et simplement comme le nouveau PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DE MADAGASCAR, aujourd'hui, 28 janvier 2009, sur la Place du 13 Mai. Donc peut-être que si vous lisez ces lignes, il l'aura déjà fait ...

Venons-en maintenant aux dessous de cette affaire. Il faut remonter un peu avant décembre 2006, élections présidentielles. Cette élection devait voir Marc Ravalomanana reconduit dans ses fonctions pour un second mandat, après sa première élection, en 2002.

Décembre 2006 donc, un certain Manandafy, membre d'un parti politique : le MFM, effectue un déplacement en France pour y rencontrer Didier Ratsiraka, ancien Président de la République, au pouvoir durant plus de 25 ans. Celui-ci a perdu sa place face à Marc Ravalomanana lors des élections de fin 2001, qui s'est compliquée par la suite en une grande crise de près de 6 mois, durant la première moitié de 2002. Un sommet de l'Union Africaine devait se tenir à Madagascar en 2002. En raison de l'instabilité politique de l'époque, il a finalement eu lieu à Durban, en Afrique du Sud. Compte tenu de la crise, Madagascar a été temporairement suspendu de son siège à l'Union Africaine, puis a retrouvé son fauteuil au sein de l'Union, après que la communauté internationale et l'Afrique aient reconnu officiellement Marc Ravalomanana comme le nouveau Président. Cette défaite, Didier Ratsiraka ne l'a jamais digérée. Une fois Ravalomanana arrivé au pouvoir, Manandafy s'est retourné contre lui, et a noué de nouvelles relations avec l'ancien Président, Ratsiraka.

Le fameux entretien de 2006, entre Manandafy et Didier Ratsiraka débouche sur des consignes très claires de Ratsiraka : « C'est vous qui l'avez mis là, à vous de l'enlever de là ! ». Par « vous », Ratsiraka sous-entend les Merina, (pour les amis non Malgaches : Merina, ethnie vivant sur les hauts-plateaux, donc Antananarivo), dont il voue une haine tenace depuis très longtemps.

A partir de ce jour-là, le plan se déroule petit à petit. Il s'agit de mettre en place le plan qui consistera à :

- Destituer Marc Ravalomanana
- Détruire tous ses biens
- Détruire toutes les traces de son ennemi, tout ce qu'il a mis en place et ce qui est signe de progrès
- Mettre Tana à sac
- Remettre Madagascar dans l'état de pauvreté dans lequel il était avant Ravalomanana

Pour y parvenir, il faut trouver une « marionnette », un jeune Merina, crédule, fougueux, et ambitieux. Cette personne, « ils » la trouvent en la personne de … Andry Rajoelina. Que rêver de mieux pour une vengeance ? Marc Ravalomanana était Maire de Tana (diminutif de Antananarivo pour mes amis non Malgaches qui ne comprennent pas). Grâce à des soutiens puissants (dont celui de Ratsiraka), Rajoelina gravit rapidement les échelons et accède à la Mairie d'Antananarivo l'année dernière. Maintenant voici Andry « TGV » Rajoelina, secrètement soutenu par Ratsiraka, en opposant virulent de celui qui a pris sa place en 2002 !


Samedi 13 décembre 2008 : Fermeture de la station Viva, station appartenant à Andry « TGV » Rajoelina.

La station du Maire diffusa le 13 décembre 2008 une interview de Didier Ratsiraka appelant la population au soulèvement et à la révolte contre le régime de Marc Ravalomanana. Cette interview, seule la station Viva la diffusa en intégralité, avec programmation de rediffusion. Toutes les autres chaînes de Madagascar ne l'ont diffusée qu'en partie.
Le soir même, ordre est donné par le gouvernement de fermer la station, qu'il considère « hors-la-loi ». Selon la Constitution de Madagascar, aucun message appelant à semer le trouble et à déstabiliser la paix et la sécurité du pays n'est toléré. Depuis ce jour-là, Andry Rajoelina s'appuie sur ce fait pour véhiculer son message et s'érige en tant que principal opposant à Marc Ravalomanana, inaugurant peu de temps après la nouvelle Place de la Démocratie (anciennement Jardin d'Ambohijatovo).
Le bras de fer s'intensifie entre le Maire de Tana et le Président de Mada.

Information qui n'est pas forcément connue de tout le monde : pendant que la télé cesse d'émettre, la radio, elle, continue. Continue jusqu'aux alentours du lundi 26 janvier 2009, vers 4h du matin.


Lundi 26 janvier 2009

Que s'est-il passé ?

Une manifestation organisée par le Maire a lieu à la Place du 13 Mai. Celui-ci harangue la foule puis l'entraîne vers Anosy, siège du Tribunal où sont jugés des jeunes étudiants auteurs de vandalisme. Non loin du tribunal se trouve la Radio National Malgache. Tout dégénère. La RNM brûle !
Magasins, Analakely, pas mal de stores situés sous les arcades de l'Avenue de l'Indépendance partent en fumée. Tous ces événements sont, malheureusement accompagnés de fausses rumeurs véhiculés à l'extérieur (EPF Ampefiloha brûlé : faux, les mercenaires ont fermé la station de Andry TGV et non la police : faux, des membres du gouvernement démissionnent, ou vont démissionner : FAUX !!).
Pendant ce temps, une troupe s'attaque aux stations appartenant au Président de la République : MBS + un certain nombre de magasins tels Magro, etc.

Une tragédie a lieu : une foule en furie est sur le point de pénétrer dans la propriété privée de la station MBS. Un des gardiens de la maison, est tout seul face à plusieurs dizaines de personnes déchaînées. Il fait feu en l'air pour faire sommation. La foule continue de tenter d'entrer en forçant le grillage, cette fois-ci le gardien fait feu en direction de la foule. Malheureusement, un jeune - que le maire revendique comme étant un de ses « militants » alors qu'il a à peine 14 ans - meurt durant cet assaut. L'enfant était situé entre la foule, … et le grillage !

Un membre du gouvernement appelle les pompiers pour s'occuper de l'incendie de la RNM. Au bout du fil, quelqu'un lui répond : « on arrive ! ». Quelque temps plus tard, voyant que le feu s'intensifie, cet homme du gouvernement descend près de la RNM pour voir ce qu'il en est exactement. Arrivé sur place : pas de pompier ! Là, il engage une discussion avec une personne travaillant alentour. Il apprend que son interlocuteur, directeur de l'établissement situé juste à côté de la RNM a aussi appelé les pompiers ! Leur conversation se résume ainsi :
- Venez ! la RNM brûle !
- Vous êtes qui ?
- Je suis le directeur de l'établissement situé juste en face de la RNM ! Venez vite !
- Désolé Monsieur, tant que le Maire ne nous a pas donné l'ordre, on n'y va pas …
- Coupé.

Rappelons-le, les pompiers dépendent de la CUA (Commune Urbaine d'Antananarivo), donc du Maire.

Voilà pourquoi les pompiers ne sont jamais venus éteindre la RNM. Sauf que Andry Rajoelina clame à qui veut entendre : « voyez, le gouvernement ne fait rien pour éteindre la RNM, je vais aller éteindre cet incendie moi-même ! ».

A l'extérieur (diaspora, etc), et beaucoup à l'intérieur aussi, nous sommes nombreux à nous inquiéter : que fait l'Etat ? que fait l'armée ?

J'apprends que Marc Ravalomanana dans un premier temps préfère éviter de faire intervenir l'armée (ce, juste avant que tout dégénère). Armée qui, elle-même, est divisée car Ratsiraka a encore sur place des militaires à sa solde (des officiers qui faisaient partis de la RESEP, armée créée par lui, et de la SPADEM).

Résumé de la journée du lundi 26 : RNM brûlé, magasins en ville brûlés, magasins appartenant à Ravalomanana, brûlés, MBS, brûlé.

Tous les moyens de communications dont dispose le gouvernement pour communiquer sont coupés.
Seules des radios évangéliques et des stations pro-TGV continuent d'émettre.


Mardi 27 janvier 2009

Une réunion devait se tenir aujourd'hui entre Ravalomanana et Rajoelina. Celui-ci pose certaines conditions :
- Qu'on livre à la justice l'assassin de l'un de ses « militants » (de 14 ans) qui s'est fait tué au cours de l'attaque de la MBS
- Que les trois étudiants jugés au Tribunal de Anosy qui ont participé à des actes de vandalismes soient remis en liberté.

Cette réunion n'a pas eu lieu.

En fait, ce que certains ne savent pas encore, c'est que les trois étudiants accusés de vandalisme, ont été libérés avant même que TGV n'en ait fait la demande.
De plus, au cours de la journée du mardi 27 janvier, les émetteurs ont été restitués à Viva. Viva émet donc de nouveau.
Comme quoi, pour ceux qui doutent encore, le gouvernement est de bonne foi.


Mercredi 28 janvier 2009

Il est maintenant 1h55. Triste anniversaire pour moi. J'aurais aimé d'autres circonstances.

Aujourd'hui, les choses vont s'accélérer.

Andry Rajoelina a l'intention de s'autoproclamer Président de la République, sur la Place du 13 Mai. Des mercenaires sont déjà sur place, à Antananarivo pour accomplir leur triste besogne : abattre Andry Rajoelina. Des mercenaires engagés, bien entendu, par Didier Ratsiraka.
Le but ? Très simple : faire accuser Marc Ravalomanana de ce crime !!!!!!!!!!
Et semer définitivement le chaos !

En ce moment même, Pierrot Rajaonarivelo, pro-Ratsiraka, exilé en France depuis plusieurs années, fait son retour à Madagascar. Pierrot Rajaonarivelo, rappelons-le, a financé la création d'Injet, société de Andry Rajoelina spécialisée dans les panneaux publicitaires. A l'heure où j'écris, il doit être déjà à Tamatave. Un convoi de bus se dirige actuellement de Tamatave vers Antananarivo pour assister au clou du spectacle.

Tous les soutiens étrangers de Andry Rajoelina, ainsi que beaucoup de ces supporters sont en train de s'éloigner de lui. Des proches de Andry Rajoelina tentent de le dissuader de cette folie d'aujourd'hui, mais celui-ci semble perdre la raison et veut aller jusqu'au bout. Jusqu'au bout …


Le plan de Didier Ratsiraka pour revenir et détruire tout ce qui a été commencé est en train de se dérouler à merveille !!!!!!!!!!!!!!!!


Il ne faut pas laisser faire ça !!!!!!!!!!!

Diffusez ce message à tous ceux que vous connaissez. Tout le monde doit connaître la vérité. C'est très important. J'espère de tout cœur que ce qui risque d'arriver aujourd'hui, ce que j'ai entendu, et ce que je raconte, n'auront pas lieu, que tout ceci est un cauchemar, mais malheureusement, toutes les informations se recoupent.





La porte de l'Hospitalité malgache

TEL DIRECT (en FRANCE)

02 40 00 81 75


ou 06 24 54 19 05 FRANCE

(RAPPEL GRATUIT)

Rejoignez mon réseau de contacts
maintenant sur Viadeo
> FreeCompteur Live FreeCompteur.com

    

December, 2008

Astronomie

Bizarre de Noël

Le soleil ceinturé d'un halo

 

Un phénomène étrange s'est produit dans le ciel de Tana, aux alentours de midi, hier. Le soleil a été entouré d'une sorte d'arc-en-ciel. À l'intérieur du cercle, une petite masse nuageuse gravitait autour du soleil. De son côté, l'Observatoire national n'a pas fourni d'explications. L'auréole a disparu vers treize heures.
Le même phénomène que les scientifiques appellent halo solaire est apparu dans le ciel chinois au mois de janvier. Il s'agirait d'un effet d'optique. En effet, les rayons du soleil sont réfractés dans certaines circonstances par les cristaux de glace contenus dans les nuages à très haute altitude. Ce qui formerait, selon la météo chinoise, le halo.
Il existe trois types de halo. Le halo de 9° est blanc. Celui de 22°, le plus courant, est le plus lumineux. Et enfin, celui de 46° est très grand, peu brillant et peu fréquent.

Du nouveau sur le soleil

 

Une belle ceinture dorée l'a entouré hier à midi.

Un phénomène banalement scientifique que d'aucuns interprètent comme un prélude au retour du Christ dans une semaine Certains curieux ayant gardé des stocks des fameuses lunettes d'éclipse de Didier Ratsiraka, affirment avoir entrevu le Messie en train d'ouvrir son parachute. Ils sont prêts à témoigner pour ceux qui veulent les écouter, toutes confessions confondues.
Toutes les prédictions semblent aujourd'hui réunies pour justifier ce que beaucoup éspèrent. L'apocalypse est déjà une réalité. Le « mort viva » incarné justement par l'acteur Didier Ratsiraka,terrorise ses propres bourreaux. Parti en catastrophe, la queue entre les jambes il y a six ans, le voilà investi de pouvoirs de vaudou pour faire trembler, à 10 000 km, ceux qui l'avaient chassé.
Face à l'irruption du « diable rouge », les réactions sont celles d'un téléspectateur pris de panique. De peur de voir l'image du zombie se transformer en chair, en os et en sang, le reflexe est de briser l'écran. En somme, on se montre aussi bête que l'autruche en tentant de juguler un prétendu risque de trouble.
Et quand on croit avoir inventé la poudre, on vend du riz à bon prix pour amadouer les fonctionnaires, soit
300 000 personnes sur 18 millions d'habitants dont plus des trois-quarts vivent en dessous du seuil de pauvreté fixé par les organismes internationaux. Les fonctionnaires sont certes sous-payés mais ils ne sont pas les plus à plaindre. Heureusement que le prix du litre d'huile a subitement baissé au lendemain d'une communication sur les modalités d'importation d'huile brute en conseil du gouvernement. Suivez mon regard.
Voilà donc le maire de Tana acculé à devoir se contenter d'un film sans image par celui dont la chaîne squatte pourtant le terrain de la mairie. Son pouvoir s'en trouve bien évidemment affaibli mais ce n'est certainement pas la dernière épreuve qu'il aura à subir avant de capituler.
En attendant, d'autres signes se pointent à quelques jours de la Nativité. La terre promise semble exister bel et bien. Du moins pour les Coréens. Pas ceux qui ont inventé le Djoutche et qui ont construit gratuitement le Palais d'Iavoloha aujourd'hui occupé par un ami du Sud. Eux, ils vont construire une autoroute entre Antananarivo et Toamasina en échange de millions d'hectares de terrains cultivables pour produire du maïs. Tant qu'il ne s'agit pas de l'OGM, où est le mal ?
Tout compte fait, Noël reste plus que jamais le temps des cadeaux et quand on aime son pays, on ne compte pas les victimes.

Express de Madagascar

November, 2008

Forum Voyages et Partages

     

 

Cliquez ICI Pour vous rendre sur le forum de Voyages et Partages 

November, 2008

Exploitation sexuelle à Ilakaka

Un Sri-Lankais, sous mandat de dépôt


        

L’exploitation sexuelle des enfants à Ilakaka, commune de Ranohira constitue l’une des pires formes manifestes du travail des enfants. Cette zone de saphir où la présence de nombreux étrangers surtout de nationalités sri-Lankaise et thaïlandaise se passe de commentaires.

Un Sri-Lankais vient d’être placé sous mandat de dépôt suite à un viol sur une mineure de 13 ans. Cet enfant était amené par cet étranger chez lui par tromperie dans le but d’assouvir des désirs sexuels et charnels. Actuellement, des bruits courent selon lesquels on tenterait de soudoyer ses parents avec une somme d’Ar 5 millions, paraît-il, afin qu’ils acceptent de retirer la plainte et d’arranger l’affaire à l’amiable afin d’éviter un procès pouvant aboutir à des condamnations. Des sources concordantes laissent entendre que les parents seraient en train d’accepter l’offre, compte tenu d’une situation financière précaire dans laquelle ils se trouvent.

Talilisoa est contre

C’est ainsi qu’intervient une association dite « Talilisoa » épaulée par le Programme International sur l’élimination du travail des enfants (IPEC) du BIT (Bureau International du Travail) qui milite contre les pires formes du travail des enfants. Par conséquent, cette dernière dénonce avec vigueur tout arrangement à l’amiable d’une telle affaire qui porte gravement atteinte aux droits des enfants. Cette association a procédé à des projets relatifs à la prévention et au retrait des enfants des pires formes de travail dans les mines, l’ESEC (Exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales) et la domesticité à Ilakaka, notamment dans les fokontany d’Andohan’Ilakaka, de Bepeha et de Manombokely, commune Ranohira.

Ar 10.000 à 100.000 par nuit

Toujours à propos de l’exploitation sexuelle des enfants, des jeunes filles gagnent entre Ar 10.000 à 100.000 par nuit, selon des informations recueillies sur place. Il y a également celles qui sont victimes d’un mariage précoce à partir de 14 ans dont la plupart se trouvent dans une situation de concubinage. Dans la foulée, le cas de viol n’est pas à exclure. Selon Dr Andrianaivo Herinome Benjamina, premier responsable du CSB II d’Andohan’Ilakaka, six cas de viol ont été dénoncés et enregistrés depuis janvier 2008.

Témoignages de la petite Rita

« Originaire d’Antsiranana, je suis arrivée ici à Ilakaka, il y a trois ans, pour accompagner mon père travaillant aux mines de saphir. J’étais victime d’une exploitation sexuelle perpétrée par un Sri-Lankais à l’âge de 15 ans. Cet étranger était venu chez nous pour proposer à mon père notre mariage. Par la suite, il m’a invité chez lui pour discuter de notre union alors que la réalité était tout autre. Il m’a forcé à passer au rapport … sexuel. Après m’avoir défloré, il a envoyé quelqu’un pour lui remettre une somme d’Ar 200.000 à mon père puis il s’est éclipsé définitivement. J’ai entendu dire par une tierce personne qu’il y a une certaine association « Talilisoa » qui dispense gratuitement une formation professionnelle au profit des jeunes filles dont surtout celles qui sont victimes d’une exploitation sexuelle. J’ai décidé d’y adhérer. En ce moment, j’ai terminé avec succès ma formation en guide-ménagère et j’attends le certificat y afférent pour pouvoir s’en servir à des fins utiles, soit à l’hôtellerie ou à la restauration ».

 

Madagascar Tribune     

September, 2008

Travail des enfants

Lutte contre le travail des enfants

11 181 enfants sauvés

      

Le travail des enfants reste et demeure un problème crucial dans le contexte socio-économique du pays. Environ 33 % des enfants tombent dans le marché du travail. Depuis le mois d’Octobre 2004, le programme IPEC (Programme International de lutte contre le travail des enfants du BIT, Bureau International de Travail) s’engage dans la lutte contre toutes formes de travail des enfants à Madagascar.

Vendredi dernier, au cours d’une rencontre avec la presse, le Conseiller technique principal de l’IPEC, Francesco d’Odivio a fait état des activités réalisées par ce programme ainsi que les perspectives jusqu’à la fin de la première phase du programme, en mi-2009. En effet, il s’est dégagé de cette rencontre que depuis le démarrage de ce programme, 2.939 enfants ont pu être retirés du monde de travail et 8.242 autres se trouvant à risque ont été préservés puisqu’on les a scolarisés dans les 11 zones d’intervention de l’IPEC, dont Analamanga, Nosy-Be, Fort Dauphin, Sakaraha, Toamasina. Parmi ces enfants, 443 ont été sauvés de l’exploitation sexuelle à des fins commerciales, ce qui constitue d’ailleurs l’une des pires formes du travail des enfants. L’IPEC travaille en collaboration avec 18 ONG pour prévenir et retirer les enfants du travail.

Jusqu’à mi-2009, ce programme envisage de retirer 6.102 enfants du milieu du travail et en prévenir 12.400 autres. Par ailleurs, dans l’objectif précis d’encourager les ménages à ne plus envoyer leurs enfants travailler, des projets relatifs aux activités génératrices de revenus sont prévus en leur faveur, sans parler de l’initiative visant à les mettre en relation avec les institutions de microfinance pour qu’ils puissent réaliser leurs projets de développement.

Enseignants et parents : même combat

L’adoption du système d’éducation et de formation à la lutte contre le travail des enfants (LCTE) compte également parmi les objectifs de l’IPEC en partenariat avec le ministère de l’Education Nationale. Ainsi, 110 CISCO issus des 22 DREN seront dotés de l’outil SCREAM consistant à faciliter la transmission des messages relatifs à la LCTE. Des enseignants seront également formés dans 35 centres pédagogiques pour qu’ils s’associent volontiers dans cette bataille qui s’annonce encore de longue haleine. Toujours dans le même ordre d’idée, Francisco d’Odivio a annoncé que les résultats d’une enquête sur le travail des enfants seront bientôt publiés. Pour ce faire, 8.316 ménages et 15.485 de 5 à 17 ans ont été interviewés.

  
September, 2008

4' mis

 
 
Antananarivo
 
Les 4-mis envahissent les quartiers
 
De plus en plus d'habitants sont angoissés par l'invasion des 4-mis. Après les places publiques, ils essaient de trouver refuge auprès des fokontany.
 
Les 4-mis essaient de s’installer là où ils peuvent survivre.
La population d'Ampefiloha est incommodée par la présence envahissante des 4-mis dans ses rues la nuit. « Depuis deux mois, de nombreux clochards ont élu domicile dans notre cour. Outre leurs tapages nocturnes, ces gens polluent notre quartier », se plaint Jérôme Kemba, un habitant de la cité d'Ampefiloha.
À Tsaralalàna, les habitants partagent la même galère. « Vivre avec les 4-mis ne date pas d'hier. Malgré les innombrables tentatives du fokontany pour les déloger, ils font la sourde oreille ou reviennent sur les lieux après quelque temps », soutient un magasinier Indo-Pakistanais, désespéré de voir son environnement aussi pollué.
Projet de réinsertion
Mais ces personnes ont leurs raisons. « Vivre à la campagne ne nous procure plus ni joie ni vie décente. C'est pour cela que nous voulons tenter notre chance dans la capitale », souligne Juliette, une mendiante quadragénaire d'Antanimena. Elle soutient qu'aucune association ni coopérative n'a jamais tenté de l'arracher des rues de la capitale.
Pour Rosine qui a installé sa maison en carton à Ampefiloha, la raison est simple : « C'est l'endroit idéal pour survivre car il y a beaucoup de restaurants », murmure-t-elle.Hajatiana Raharinandrasana, directrice du Bureau municipal d'hygiène, souligne que ces sans-abri sont parmi les irréductibles des quartiers. « La campagne de ramassage est toujours menée une fois par semaine pour transférer ces sans-abri à Anosizato », explique la responsable. Elle annonce un nouveau projet de réinsertion de ces infortunés, sous la responsabilité de la Commune urbaine d'Antananarivo.
« Ce projet voit grand car il implique plusieurs entités ministérielles, des partenaires et des représentants de la plate-forme de la société civile. Sa validation se tiendra vendredi », conclut Hajatiana Raharinandrasana, optimiste pour la suite.
 
Fanja Saholiarisoa
September, 2008

Père PEDRO

Image hébergée par servimg.com  FreeCompteur Live FreeCompteur.com

    

J'ai beaucoup d'admiration pour ce personnage passionné et surtout charismatique, pour ceux qui sont ou vont aller à Madagascar, ne ratez surtout pas la messe du dimanche, vous y trouverez beaucoup d'émotions, de joie, de ferveur sincére et un merveilleux accueil.

 

http://www.perepedro.com/

 

Le père a raison c'est une véritable fête !

 

            

 

Livres à lire absolument

 

Image hébergée par servimg.com

Image hébergée par servimg.com

July, 2008

Instituteurs et maîîtres

 
Les conditions des maîtres d'école révisées
Les responsables de l'Education nationale marquent leur intérêt pour l'enseignement primaire. Une catégorie de maîtres d'école bénéficie d'un traitement favorable.
 
Vif espoir des maîtres-Fram. Le ministère de l'Education nationale (MEN) projette de réviser à la hausse les salaires de ces enseignants d'EPP recrutés et payés par les associations de parents d'élèves.
La nouvelle a été accueillie avec joie par les concernés. Cependant, beaucoup attendent la réalisation et l'effectivité
« Le ministère est sur le point d'élaborer le plan de recrutement des maîtres-Fram », déclare Hajarivony Mamy Razafindralambo, directeur de l'éducation fondamentale préscolaire auprès du MEN.
Le responsable a annoncé ce projet lors de la cérémonie du deuxième anniversaire du programme d'appui technologique aux éducateurs et communautés (ATEC), à Antananambo, commune de Fanandrana à Toamasina II, le 9 juin.
« Le traitement des maîtres-Fram sera aligné, voire dépassera celui des fonctionnaires si le projet aboutit », précise-t-il.
Hajarivony Razafindralamb
o ajoute que le changement successif de la dénomination des enseignants concernés par les responsables de la circonscription scolaire retarde l'aboutissement de ce projet.
Réseaux
Une somme de 24 millions de dollars, confiée à l'association « Education development center », est allouée par l'USAID pour financer le programme dans six disticts éparpillés dans toute l'Ile. La région Atsinanana bénéficie d'une enveloppe de 2 millions de dollars pour mener à terme le programme dans les districts de Vatomandry et de Toamasina II.
Au total, 380 réseaux, regroupant chacun 7 à 10 enseignants, existent dans tout Madagascar. 114 réseaux, soit 1 140 enseignants se trouvent dans la région Atsinanana.
Chaque réseau gère 70 000 ariary par sous-projet. « Le MEN envisage d'augmenter l'effectif pour la prochaine année scolaire. D'autres circonscriptions scolaires en bénéficieront », déclare Hajarivony Mamy Razafindralambo.
Certains maîtres-Fram, notamment ceux qui ont servi depuis plus de quatre ans, restent sceptiques quant à la réalisation des promesses. « On a du mal à croire que cela se réalisera. D'autant plus que le dernier paiement remonte au mois de février 2008 », se plaint l'un d'eux.
 
Stéphane Solofonandrasana de l'Express
July, 2008

Taxis brousse

Maintien du tarif des transports
 
 
Surcharge dans les taxis-brousse
 
Pour pouvoir maintenir les tarifs dans les zones régionales et nationales, les transporteurs proposent de dépasser le nombre de passagers autorisés par la carte grise. Ce qui se traduit par moins de confort et surtout moins de sécurité pour les voyageurs.
 

Le confort des passagers devient le dernier souci des transporteurs régionaux et des autorités. Ces derniers ont décidé d'augmenter le nombre de places dans les taxis-brousse desservant les régions périphériques d'Antananarivo, dans un rayon de 200 km.
Depuis plus d'un mois, chacune des banquettes arrière des minibus est occupée par quatre passagers au lieu de trois auparavant. Pour les autres types de véhicules, les strapontins au beau milieu du couloir reviennent en force. Les passagers sont obligés de se serrer lors de trajets pouvant durer jusqu'à quatre heures.
Pour les transporteurs et le ministère du Transport, l'objectif de l'arrangement est d'éviter la hausse des frais de transport à la suite de la flambée des prix des carburants. «C'est la seule solution que nous avons trouvée pour maintenir les tarifs en vigueur jusqu'alors», explique Jean René Razafindranto, président de l'association des coopératives de transport du Centre-Ouest (Fikofia), regroupant les transporteurs des lignes Analamanga-Itasy-Bongolava.


Modifier la carte grise
Avec des passagers supplémentaires, les opérateurs du secteur rentrent dans leurs frais malgré la flambée des prix des carburants. «Le coût du carburant est compensé par les 48 000 ariary supplémentaires que nous gagnons par voyage», avance Fetrarivo, chauffeur de taxi-brousse sur la ligne Tana-Tsiroanomandidy.
Ce qui était, jusqu'alors, considéré comme une surcharge, ne constitue donc plus une infraction au code d

e la route. Il faut juste que ceux qui souhaitent appliquer cette mesure sur leur véhicule se conforment au règlement.
«Une demande doit être formulée. Les voitures doivent ensuite faire l'objet d'une visite technique, et leur carte grise changée afin que l'inscription relative à la charge des véhicules puisse être modifiée», explique le directeur général du ministère des Transports, le colonel Faly Andriamampiadana. Il ajoute que «les transporteurs qui ne se conforment pas à ces procédures sont en infraction».
Du côté des passagers, le ton est à la résignation. «C'est effectivement très dur de voyager aussi inconfortablement, mais c'est toujours mieux qu'une hausse des frais de transport», lâche Mamitiana, habitant à Arivonimamo, soulagé de ne pas devoir payer davantage. Il risque pourtant de déchanter très vite.
Les transporteurs ont déjà prévenu les usagers que la mesure ne signifie pas la non révision des tarifs dans le futur. «Nous allons augmenter les frais de transport à la prochaine hausse des prix des carburants», déclare Jean René Razafindranto.


Moins de contrôles routiers

Un responsable auprès du ministère des Transports annonce que les lignes régionales et nationales bénéficieront aussi des subventions de l'État. Il n'a toutefois pas tenu à en révéler les détails.
Les transporteurs régionaux et nationaux assurent pourtant n'avoir nullement besoin de subvention. Pour eux, cela ne constitue pas une mesure viable à long terme. «Tout ce que nous voulons, c'est une amélioration de nos conditions de travail», expliquent-ils. Parmi leurs desiderata, ils souhaiteraient que les contrôles policiers sur les routes soient moins nombreux. «Ces contrôles retardent aussi bien les voyageurs que les transporteurs», soutiennent-ils.
 
Noro Haingo Rakotoseheno et Nirina Rakotoson de l'Express
July, 2008

Reprise sur le thème des Tee-shirts

Image hébergée par servimg.comImage hébergée par servimg.comImage hébergée par servimg.com FreeCompteur Live FreeCompteur.com Vous êtes attendus ailleurs...sur Voyages et Partages
Le Forum VOYAGES & PARTAGES , comme son nom le suggère, rassemble des " Robinsons " qui partagent une passion " les voyages ", leurs souvenirs heureux mais aussi une prise de conscience de la pauvreté voire de la misère des pays lointains.
 
Les Robinsons ne peuvent se suffire à voyager pour le plaisir, ils veulent aller plus loin dans la rencontre et le partage. Un projet leur tient à cœur

 - vendre des tee-shirts
 
Avec l'argent récolté en toute clarté, ils désirent acheter des fournitures scolaires pour les enfants du bout du monde.
 
Alors ...

Venez nombreux, nous rejoindre sur le site
et
 
 
Soyez généreux !

Aidez-nous à réaliser ce projet, ce rêve !

Achetez 1 tee-shirt (ou 2 ou 3...)
 
Et portez-le fièrement ce printemps, avec le plaisir d'avoir offert, une trousse, à un enfant, un taille crayon, un manuel de lecture...
 
 
Image hébergée par servimg.com 
Merci d'avance

Image hébergée par servimg.com

 

 

Enfants de rue

FreeCompteur Live FreeCompteur.com
Antananarivo
Les enfants des rues reviennent en masse

 
Le retour des 4’mis dans les rues de la capitale inquiète les services sociaux et les organisations non gouvernementales.
Chassez le naturel, il revient au galop. Depuis un certain temps, les 4'mis arpentent de nouveau les rues d'Antaninarenina, d'Analakely et de Tsaralalàna. Beaucoup d'enfants s'y adonnent à de petits métiers en tant que vendeurs de brochures ou de pistaches.
Certains d'entre eux faisaient pourtant partie des familles qui étaient retournées dans leurs villages d'origine sur l'initiative de la commune urbaine d'Antananarivo. « Ils ont revendu les dons offerts par la mairie pour leur permettre de s'installer et ont de nouveau trouvé refuge dans les rues tananariviennes », déclare Hanitra Ramanoelina, une habitante de Tsaralalàna.
Un tel constat a obligé la direction des affaires sociales de la commune à faire appel à des organisations non gouvernementales (ONG), la semaine dernière. «Nous cherchons les meilleures solutions pour pérenniser la réinsertion sociale des familles défavorisées», souligne Michèle Ratsivalaka, adjointe au maire chargée des affaires sociales.
Scolarisation des 4’mis
Parmi ces organisations, l'ONG Manda, qui agit en faveur des enfants des rues depuis une dizaine d'années, témoigne de l'efficacité de la scolarisation des enfants 4'mis. «Pour réussir dans notre action éducative, nous nous efforçons d'épauler les parents en leur prêtant de l'argent pour la survie de la famille. Il nous arrive aussi de payer le gain qu'auraient pu gagner en une journée les enfants, en échange de leur scolarisation », révèle Miarintsoa Razanakiniaina, directrice de l'organisation.
Le centre accueille actuellement 350 enfants démunis, pour la plupart issus des rues de la capitale. Le soutien financier grâce au micro-crédit a permis à une centaine de familles d'être autonomes.
C'est le cas de Noro Marie Jeanne, qui a débuté dans la vente du manioc cuit grâce à l'argent prêté par l'ONG Manda. Aujourd' hui, elle tient une petite épicerie à Andavamamba et ses deux fils vont à l'école du centre.
 
Noro Haingo Rakotoseheno de l'Express de Madagascar
June, 2008

Dauphins !

 
 
 
 
 

D’après les confrères et ceux qui évoluent dans la protection de l’Environnement, les dauphins du Canal de Mozambique sont menacés d’extinction.

Les populations d’Analalava et d’Antsohihy sont très préoccupés par la mort de nombreux dauphins ces derniers jours : les rumeurs vont bon train. Pendant ce temps, au large de ces côtes, c’est un site où Exxon Mobil est en train de faire de la recherche pétrolière en mer.

La compagnie avait averti les villageois le mois dernier qu’ils allaient faire circuler un bateau chargé de faire (entre autres) des sondages avec un sonar à balayage latéral, du genre : « ne vous inquiétez pas ce ne sont pas des bâtiments de guerre, tout ça est inoffensif c’est juste de la recherche… »

On ne sait pas encore s’il y a une relation de cause à effet , mais le 2 juin le bateau d’Exxon Mobile a quitté le port de Mahajanga pour se rendre sur le site en mer. Mercredi 3 juin, il y avait une quarantaine de dauphins bloqués au fond d’un bras de mer qui remonte sur 60 km jusqu’au port d’Antsohihy.

Le lendemain jeudi 4 juin, les dauphins étaient plus d’une centaine et 27 étaient déjà morts. 6 cadavres dans le port d’Antsohihy, dont deux bébés….

Le 10 juin, une équipe d’Antsohihy a recensé au total une quarantaine de dauphins morts. Un autre est venu s’échouer sur la digue du port d’Analalava, ce qui ne s’était jamais vu… Des bras de mer comme celui d’Antsohihy, il y en a des dizaines dans la région…

Il faut reconnaître que les baleines et les dauphins succombent généralement aux sonars profonds, tués par les émissions sonores extrêmement puissantes de ces outils utilisés aussi par les militaires.

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

MADAGASCAR •  Des dauphins victimes de la prospection pétrolière ?
Au cours de la première moitié de juin, les habitants d'Antsohihy ont découvert que plusieurs dizaines de dauphins venaient s'échouer dans les eaux de ce port fluvial du nord-ouest de Madagascar bordant le canal du Mozambique. Fatigués et blessés, ces dauphins n'avaient que peu de chances de survie dans cet estuaire de mangrove. Au moins 55 d'entre eux ont péri. La presse malgache s'est faite l'écho de ce drame mystérieux qui émeut la population locale.

En fait, les soupçons se portent sur l'activité de prospection pétrolière menée par un navire de la compagnie américaine Exxon Mobil "chargé de sonder les fonds avec un sonar à balayage latéral" prétendument "inoffensif", rapporte
Madagascar Tribune. Or les premiers dauphins morts sont apparus au lendemain de la sortie en mer de la compagnie. Des experts nationaux et internationaux, dont sept venus spécialement des Etats-Unis, n'ont jusqu'à présent fourni aucune explication officielle. Reste qu'Exxon Mobil n'a pas attendu les résultats pour suspendre ses opérations de sondage. Pour le journal Les Nouvelles, "cet incident risque de ternir l'image du pays – surtout en cette phase de développement d'exploitation pétrolière".
 
June, 2008

Crise alimentaire

FreeCompteur Live FreeCompteur.com
 
La malnutrition menace le Sud-est
 
 
La crise alimentaire n'est pas une vue de l'esprit pour Madagascar. Certaines régions comme le Sud-est en sont affectées.
 
La population de Midongy du sud finit la journée tant bien que mal.
Madagascar n'est pas à l'abri de la crise alimentaire. La situation dans le Sud demeure inquiétante selon l'enquête menée dans les districts de Befotaka et Midongy du Sud. L'évaluation des experts issus d'organisations nationales et internationales a révélé que la disette a commencé plus tôt cette année. Elle est prévue durer plus longtemps que d'habitude, jusqu'aux prochaines récoltes en novembre et décembre.
« On enregistre un niveau typique de malnutrition aiguë dans cette partie de l'île, entre les mois d'avril et mai. L'insécurité alimentaire règne dans cette région », souligne un des experts. « Notre population souffre d'une insuffisance de production de riz, causée par l'absence de pluies. Cette situation a engendré une destruction des cultures et une médiocrité des récoltes. L'état des routes pose aussi problème », souligne Jean Bert Andrianarijaona, chef de district de Midongy du sud.
Même si les organismes internationaux mènent déjà des activités sectorielles pour secourir la population affectée, la situation reste inquiétante. Le départ du président Marc Ravalomanana accompagné du ministre de l'Agriculture, de l'élevage et de la pêche à Rome, pour le sommet mondial ouvert hier, n'est pas fortuit.
Selon un communiqué du bureau du Programme alimentaire mondial (PAM) à Madagascar, le président Ravalomanana rencontrera le directeur exécutif du Programme alimentaire mondial.
Une rencontre qui pourra accélérer les projets de renforcement des cantines scolaires pour lutter contre l'insécurité alimentaire au niveau des écoles.
Durant l'ouverture du sommet hier, l'accroissement de la production agricole des pays pauvres était au menu. Un nouveau défi à relever pour Madagascar.
 

L’art Zafimaniry

 
L’art Zafimaniry en danger
 
 
 
 
 
 
Faute de matières premières, les sculpteurs Zafimaniry se trouvent dans l'impasse. Le danger réside dans l'insuffisance du bois «varongy».
 
Les sculpteurs Zafimaniry sont à l'œuvre au Palais des sports depuis hier.
Le pays Zafimaniry est connu pour ses magnifiques villages accrochés aux flancs des montagnes. Pour son peuple, l'art de travailler le bois est la principale source de vie. Cette habileté exceptionnelle a été reconnue par l’Unesco en 2003 comme chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité.
Malgré cette reconaissance, les sculpteurs ne peuvent plus faire leur travail, ce par souci de l'Etat de préserver la forêt de cette partie de l'île. Conscients du danger qui règne autour de cette culture, quelques artistes de l'association Fikambanan'ny Zafimaniry mpiangaly tao-hazo (Fizapitaha) apportent leur point de vue autour de ce problème.
«La sculpture ne rapporte plus. Certains de nos amis se tournent vers l'agriculture pour gagner leur vie. Actuellement, la recherche du bois varongy est difficile à cause d'une mesure prise par le ministère de l'Environement», lance Joseph Rakoto, un sculpteur de 55 ans, depuis 1974.
Le « varongy » est un arbre qui pousse naturellement dans les forêts Zafimaniry. Il faut qu'il soit âgé de 50 à 100 ans pour qu'il soit utilisable.
Contradiction
Malgré l'initiative du ministère de la Culture d'offrir un plateau d'exposition au Palais des sports depuis hier et jusqu'à demain, ces trois jours de vente de leurs œuvres ne peuvent pas résoudre ce problème.
«Il y a contradiction, même si cette exposition a pour but de valoriser notre culture et de nous offrir des opportunités de vente. On est venu pour sauver quelques œuvres qui risquent de disparaître sous peu», souligne Julien Rakotoarisoa, maire de la commune Ambinanindrano.
« Il faut que l'État délivre des permis de coupe. Certains ont même utilisé les racines pour faire des petites bonbonnières. Si on ne nous aide pas, ce patrimoine culturel va disparaître petit à petit» continue le maire.
Le savoir-faire Zafimaniry est à l’origine notamment de maisons assemblées sans le moindre clou, des portes et des volets finement sculptés. Le travail du bois reste leur gagne-pain.
 
Juliano Randrianja de l'Express
 

Video

No content has been added yet.

Windows Media Player

Photo 1 of 45
Merci de votre visite !
Please wait...
Sorry, the comment you entered is too long. Please shorten it.
You didn't enter anything. Please try again.
Sorry, we can't add your comment right now. Please try again later.
To add a comment, you need permission from your parent. Ask for permission
Your parent has turned off comments.
Sorry, we can't delete your comment right now. Please try again later.
You've exceeded the maximum number of comments that can be left in one day. Please try again in 24 hours.
Your account has had the ability to leave comments disabled because our systems indicate that you may be spamming other users. If you believe that your account has been disabled in error please contact Windows Live support.
Complete the security check below to finish leaving your comment.
The characters you type in the security check must match the characters in the picture or audio.
cywrote:
bravo ! bravo !
Mar. 4
chantalwrote:
très beau site ; merci pour ces textes et photos
Dec. 12
This person's network is empty (or maybe they're keeping it private).

Video

No content has been added yet.
by